Clinique vétérinaire les 3M – Michaud – Dannemarie Alsace – Spécialistes animaux chats, chiens et NAC

Furet

Le furet

Le furet appartient à la famille des mustélidés comme la belette, l’hermine ou le vison.

Données physiologiques

Température corporelle normale du furet : elle est comprise entre 37,8°C et 40°C.

Croissance : Le furet atteint sa taille adulte vers l’âge de 4 mois.

Poids : Le poids du mâle est compris entre 1 kg et 1,5kg et celui de la furette entre 600g et 1kg. Le poids peut augmenter de 40 % en automne pour redevenir normal au printemps.

Reproduction : La maturité sexuelle apparaît généralement entre 9 et 12 mois, et elle correspond au premier printemps qui suit la naissance.

L’ovulation de la femelle est provoquée par l’accouplement. En l’absence d’accouplement le cycle est interrompu uniquement lorsque la durée d’éclairement journalier devient inférieure à 12h, dans le cas contraire une sécrétion prolongée d’oestrogène peut être à l’origine d’une anémie qui peut être mortelle dans les cas les plus extrêmes.

Gestation : elle dure 42+/-2 jours. La moyenne de taille de portée est de 8 furetons, à la naissance ils sont très peu développés et ont les yeux fermés, ils ouvrent les yeux vers 28 jours.

Lactation : elle est de 6 à 8 semaines. A partir de 3 semaines, les furets commencent à manger de la nourriture solide et sont sevrés vers 5 semaines

Stérilisation : elle atténue l’odeur corporelle qui peut être très marquée, permet d’éviter le marquage urinaire et les bagarres entre mâles. Chez la femelle elle est indispensable si elle ne s’accouple pas pour éviter les risques d’anémies qui peuvent êtres mortelles. Pendant longtemps la stérilisation chirurgicale était la seule option, mais au bout de plusieurs années elle favorise l’apparition de certaines maladies (maladies surrénaliennes ou hyperadrénocorticisme). L’alternative actuelle pour la femelle comme pour le mâle est la stérilisation médicale : elle consiste à la pose d’un implant sous cutané qui agit 2 à 4 ans.

Le furet en images

Tout savoir sur le furet

Le furet peut vivre en intérieur comme en extérieur. Attention tout de même au coup de chaleur à partir de 30°C, le furet est très sensible à la chaleur.

II lui faut absolument des moments de liberté. Il existe des cages spécialement conçues pour les furets, spacieuses, munies de plusieurs étages avec des tunnels, des cordes, des hamacs…Les furets adorent se cacher ou s’enfouir pour dormir, plus la cage est riche en jouets plus elle est adaptée. Attention, les barreaux de la cage ne doivent pas contenir de zinc (toxique si le furet mâchonne les barreaux). Le fond peut être recouvert de journaux, ou serviettes en éponges, tissus. Il vaut mieux éviter les copeaux et le foin. La litière pour chat doit être réservée pour le coin éliminatoire : le furet ne sera jamais aussi propre qu’un chat. Il fait ses besoins en général dans les coins de la cage ou on peut installer une litière.

La cage doit être nettoyée puis désinfectée 1 fois par semaine minimum.

La température de la pièce doit être comprise entre 4 et 27°C (>15°C avant le sevrage), l’hygrométrie entre 40 et 65 %, et l’éclairage doit être de 12 heures de jour, 12h d’obscurité

Le furet est un carnivore STRICT, une alimentation inadaptée peut favoriser l’apparition de certaines maladies (insulinome…). Il ne consomme jamais de végétaux.

Les habitudes alimentaires sont fixées très tôt vers 4-6 mois, il est donc indispensable de diversifier les aliments très tôt, en cas de changement alimentaire une transition sur une dizaine de jours est indispensable.

Le tube digestif du furet est court, il en résulte un transit très rapide (3h en moyenne), il lui faut donc une alimentation très digestible.

Le furet effectue une dizaines de repas par jour et aime bien cacher sa nourriture pour la consommer ultérieurement.

Différentes alimentations sont possibles.

Les aliments secs industriels (croquettes)

Ils ont l’avantage d’être pratiques à utiliser, mais ils sont parfois trop riches.

Exemples d’alimentation de bonne qualité : Royal Canin Kitten Instinctive ; croquettes Hill’s M/D, Totally Ferret Active, Greenwoods….

  • Aliments humides industriels (pâtés) : ils doivent être de bonne qualités, l’inconvénient de leur utilisation est la conservation puisque le furet à tendance à cacher ses aliments, ils sont souvent onéreux et favorise la formation de tartre !!!
  • Alimentation carnée : les proies entières peuvent convenir (poussins de 1 jour, souris, oiseaux) mais présentent toutefois un risque hygiénique important si la chaine du froid n’est pas minutieusement respectée

Les carcasses, abats et l’alimentation dite « BARF » sont totalement déséquilibrées et inadaptées au furet. De même pour les steaks de volailles broyées (Dogador…) qui sont beaucoup trop riches en graisse et en minéraux.

La ration ménagère

Elle peut être intéressante si elle est bien équilibrée. L’inconvénient est la préparation et la conservation.

Exemple de recette bœuf à distribuer en 3 repas par jour : 110 g de steack haché 5 % de matières grasses, 5 mL huile de colza

0,5 mL huile de poisson, 3 g de Vit’i5 Little Ca (minéraux), 1 à 2 g de son de blé en paillettes.

Exemple de recette poulet/saumon à distribuer en 3 repas par jour : 60 g de viande de poulet ou dinde, 50 g de filet de saumon (sans arêtes ni peau ni tête), 2,5 mL huile de colza, 4 g de Vit’i5 Little Ca (minéraux), 1 à 2 g de son de blé en paillettes.

Le furet est très sensible au virus rabique, au virus de la maladie de Carré et au parvovirus responsable de la maladie aléoutienne.

Qu’il sorte ou non, la vaccination contre la maladie de Carré est vivement conseillée et se fait en 2 injections à 1 mois d’intervalle la première année, puis un rappel annuel.

La vaccination contre la rage quant à elle est indispensable pour le passage des frontières, elle s’effectue en 1 seule injection à renouveler tous les ans.

Il n’y a pas de vaccin contre la maladie aléoutienne.

L’identification est obligatoire et se fait par puce électronique.

Les parasites

Parasites internes

Le furet peut héberger des parasites internes (digestifs), c’est pourquoi il est vivement conseillé de le vermifuger régulièrement : tous les mois jusqu’à 6 mois, puis 2 fois par an. Il existe différentes possibilité pour vermifuger votre animal (comprimés, pipettes…).

Parasites externes

Les parasites externes peuvent aussi infester le furet. Parmi les plus fréquents les puces du chat et du chien, ou les tiques si le furet va dehors. Il existe aussi des pipettes pour le protéger de ces parasites.

Si vous avez des questions ou besoin de renseignements supplémentaires, nous sommes toujours à votre disposition lors des consultations

Maladie surrénalienne

C’est une maladie hormonale (ou endocrinienne) qui est observée chez le furet ou la furette castrés chirurgicalement. Dans cette maladie, les surrénales se mettent à produire des hormones sexuelles causant divers troubles. 

Pathologies digestives

Du fait du comportement exploratoire du furet, le vétérinaire doit toujours considérer l’hypothèse d’ingestion d’un corps étranger lors de vomissements (mousses, élément en caoutchouc…). 

Une autre cause fréquente de diarrhée et vomissement est la cause infectieuse, en particulier chez le jeune furet et lorsque plusieurs furets sont en contact. Elle peut être virale, comme lors d’entérite catarrhale épizootique (ECE), de coronavirose systémique, de rotavirose, ou de la maladie aléoutienne chez le vison. De manière moins fréquentes, des parasitoses peuvent être observées comme la coccidiose qui cause des diarrhées et prolapsus anaux, ainsi que des infections bactériennes telles que la salmonellose , la mycobactériose ou la campylobactériose. Des bactéries du type Helicobacter peuvent être retrouvées dans certains cas de gastrite chronique.

A l’instar du chien et du chat, le furet peut présenter des signes digestifs liés à l’atteinte d’un organe extra-digestif, lors d’insuffisance rénale, hépatique… 

Enfin, les maladies inflammatoires chroniques sont très fréquentes chez le furet, et sont difficiles à distinguer des causes néoplasiques comme le lymphome. Elles peuvent concerner l’ensemble du tube digestif, de l’estomac lors de gastrite chronique à l’intestin grêle (“MICI”) et nécessitent souvent un traitement à vie associé à une alimentation adaptée. 

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