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Tortue

La tortue d'Hermann

La Tortue d’Hermann est une espèce de tortues de la famille des tortues terrestres.

En France, elle est également appelée Tortue des Maures.

Cette espèce est nommée en l’honneur du naturaliste et médecin Jean Hermann (1738-1800).

Données physiologiques

L’âge de la tortue d’Hermann peut être évalué au moyen de deux indicateurs : les marques de croissance squelettique (des os d’une part, et des écailles d’autre part). Les études histologiques de coupes transverses d’os longs montrent une croissance osseuse oppositionnelle à périodicité annuelle, mais le phénomène naturel de résorption osseuse endostéale fait généralement disparaître les premières marques de croissance. Le nombre de marques disparues peut être évalué pour obtenir l’âge exact de l’animal.
Les anneaux de croissance des écailles cornées sont également des marques annuelles, mais ne permettent d’évaluer l’âge que jusqu’à la maturité sexuelle, alors que les marques osseuses valent au moins jusqu’à la 20° année.
Ces deux types de marques montrent que la maturité sexuelle se produit à la 12° ou 13° année chez la tortue d’Hermann.

L’espérance de vie des tortues dans la nature avoisinerait les quarante ans.

La Tortue d’Hermann est la seule tortue terrestre de France : elle est présente dans le département du Var. principalement dans la plaine et le massif des Maures , le massif de l’Esterel et en Corse. Sa taille peut atteindre 28 cm, et son poids 3 à 4 kg.


Pour différencier les mâles et les femelles

Le dimorphisme sexuel est assez marqué chez les tortues, surtout âgées : les mâles sont plus petits que les femelles, leur queue est beaucoup plus longue, le plastron (ventre de la tortue) est légèrement concave (creux) chez le mâle et plat chez la femelle.

La tortue en images

Tout savoir sur la tortue

En espace naturel méditerranéen, les tortues creusent leur abri d’hivernation au pied d’un buisson, et en changent d’année en année, même s’il semblerait qu’elles hibernent quand même dans la même zone de leur domaine vital. Elles hivernent de mi-novembre à mi-mars. À ce moment, le rythme cardiaque et la respiration s’abaissent notablement. Elles ne dorment pas à proprement parler, il s’agit plutôt d’une sorte de léthargie. Les tortues en captivité doivent également hiverner, besoin vital pour elles.

Mâles et femelles vivent en solitaires et ne se rencontrent que pour l’accouplement. La parade nuptiale comprend des morsures et des chocs de carapace qui, s’ils ne posent pas de problème dans la nature (la femelle peut fuir), peuvent causer de graves blessures à la femelle en captivité. C’est grâce à cette parade complexe que, comme chez bien d’autres animaux, la femelle peut évaluer les qualités du mâle et peut refuser l’accouplement s’il ne lui convient pas. La femelle peut s’accoupler avec plusieurs mâles durant une même saison, et elle gardera le sperme intact durant 4-5 ans dans des replis de son appareil reproducteur. Ainsi, même si elle ne s’accouple pas, elle garde le pouvoir de pondre des œufs fécondés même si les mâles sont absents ou se font rares, ce qui peut présenter un avantage, notamment après les incendies.

La reproduction ne fixe pas le sexe des embryons. Celui-ci dépend de la température d’incubation. La température moyenne générant autant de mâles que de femelles est de 31,5 °C. La femelle creuse un trou avec ses pattes de derrière, puis pond des œufs de 35 mm de diamètre et de 16 g de masse. Il y a en moyenne 1 à 5 œufs, mais si la femelle est âgée elle pourra pondre deux à trois fois dans l’année. La proportion des pontes arrivant à la naissance est relativement basse, car la prédation des œufs par divers animaux est élevée. La maturation des œufs dure environ 60 à 75 jours, les petits émergeant généralement après les premières pluies d’automne, majoritairement dans la première quinzaine de septembre.

Deux solutions sont possibles pour héberger votre tortue terrestre

En extérieur, dans un enclos, exposé plein sud si possible

Dans la majorité des régions, la tortue peut vivre en extérieur toute l’année, de mars à mi-novembre. Une surface d’environ 10 mètres carrés par tortue est nécessaire.

Aménagez un coin « pelouse » planté de trèfles, pâquerettes, pissenlits, laiterons, plantain et un coin « maquis » avec de la terre et divers arbustes méditerranéen de type bruyère, thym ou lavande.

Disposez de pierres rocailleuses en guise de cachettes. N’oubliez pas un abri : cabane (remplie de foin, feuilles de chêne ou châtaignier) ou petite serre pour les nuits fraîches. Une source de chaleur ponctuelle, sous forme d’une lampe à infrarouge, peut être utile. Installez une aire d’alimentation avec une coupelle d’eau assez large et, dans la partie la plus basse, un bassin avec un trop-plein pour éviter tout débordement en cas de pluie.

Clôturez soigneusement l’enclos en l’enterrant : la tortue creuse et est une proie facile pour les chiens, rats, sans oublier les voitures et tondeuses à gazon !

Pour les détails pratiques, nous vous invitons à vous rapprocher de « spécialistes » (terrariophiles, vétérinaire référant…). Ils sauront vous conseiller, en fonction de la sous-espèce de votre tortue et du climat de votre région sur les conditions de vie idéales de votre animal : période d’hibernation, possibilité de vie en extérieur toute l’année ou non, nécessité d’un chauffage dans l’enclos…

En intérieur, dans un terrarium en verre.

Ce logement doit être spacieux (la longueur du terrarium doit être égale à au moins 5 fois la longueur de la tortue adulte), lumineux et humide (60 à 70% d’humidité). Il comportera un point chaud (25°C) créé à l’aide d’une lampe chauffante ou d’un câble chauffant et un point froid (22°C).

Étalez sur le fond un substrat (tourbe, terreau ou terre spéciale pour les reptiles), évitez le sable trop irritant.

Une tortue a besoin des rayons UV du soleil pour se développer et fixer le calcium ; on peut les apporter sous forme de néon UV.B qu’il faut penser à changer tous les 6 mois.

Les UV sont filtrés par le verre. Il est donc inutile de placer le terrarium près d’une fenêtre pour se dispenser de l’achat d’un néon.

Installez une aire d’alimentation et un décor avec des pierres volumineuses, des écorces, des ardoises, des rondins de bois, mais disposez-les soigneusement pour éviter que la tortue ne se retrouve coincée : il est très difficile pour elle de se retourner une fois sur le dos.

La tortue doit pouvoir prendre des bains. A défaut d’un point d’eau où elle puisse se baigner, vous pouvez vous-même la tremper dans l’eau tiède (24°C) au moins une fois/semaine pendant 15 min.

Une tortue terrestre est essentiellement herbivore.

Proposez-lui du pissenlit, de la luzerne, de l’ortie, du trèfle, de la chicorée, de la mâche, des endives, du cresson, du persil, de la scarole, de la frisée, des feuilles de betterave, brocolis, chou, navet, des épinards et des fruits (kiwi, mangue, fraise, groseilles, myrtilles…).

Si la tortue est dans un enclos, elle complètera sa ration avec des protéines (limaces, escargots, vers de terre, larves d’insecte…).

Vous pouvez présenter de façon très occasionnelle des pommes, tomates, courgettes, bananes, poires. Mais évitez les épluchures, sucreries, féculents, laitages, la viande et le poisson.

Une supplémentation en calcium (en poudre ou en solution buvable) est indispensable pour les jeunes individus et conseillée chez les adultes si la ration n’en contient pas assez.

N’oubliez pas une supplémentation en vitamines à la sortie de l’hibernation.

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