Clinique vétérinaire les 3M – Michaud – Dannemarie Alsace – Spécialistes animaux chats, chiens et NAC

Poule

La poule

La poule de compagnie est de plus en plus présente dans de nombreux jardins français.

Données physiologiques

Température : 41,5 °C (40-43,5 °C).
Fréquence cardiaque : 110 bpm (au repos).
Fréquence respiratoire : 19-28 mpm (au repos).

Poids moyen : 2-3 kg (poule) / 3-4 kg (coq)
Régime alimentaire : omnivore
Longévité : jusqu’à 12 ans

La poule en images

Tout savoir sur la poule

Des graines doivent être données à vos poules, elles constituent 70% de leur alimentation et doivent être adaptées en fonction de l’âge et du stade physiologique de vos volailles. On retrouve l’alimentation pour poules pondeuses sous différentes formes : la farine (poussins), le mélange de graines et les pellets/extrudés. Le premier est très appétent mais particulièrement riche en graisse. Nous conseillons donc les pellets/extrudés qui sont équilibrés et qui évitent à vos poules de trier en ingérant préférentiellement les graines les plus appétentes et donc plus riche en graisse.

Les granulés peuvent être distribués dans des mangeoires adaptés mais nous conseillons tout de même d’en éparpiller également sur le sol afin de les stimuler à gratter et à fouiller (enrichissement).

Les restes de table peuvent être proposés mais cela nécessite un tri. En effet, certains aliments tels que les oignons, l’ail, les poireaux, le chocolat, les sucreries ne doivent pas être donnés. La charcuterie (jambon, salami,…) et les viandes sont interdites également.

Ci-dessous un disque représentant ce qu’on peut donner à volonté en vert, occasionnellement en mauve et à ne jamais proposer en gris :

Des coquilles de moules ou d’autres mollusques comme les huitres peuvent être broyées de sorte à former des petits fragments de minimum 5mm de diamètre et doivent être ajoutées aux graines afin d’apporter du calcium. Il ne faut pas donner des coquilles d’œufs à vos poules afin d’éviter qu’elles s’attaquent à leur propres œufs par la suite.

Le grit est un aliment complémentaire composé de quartzite qui aide à la digestion et au broyage des céréales et des graines dans le gésier de vos compagnons à plumes. C’est pourquoi, celui-ci doit être mis à disposition également.

Quotidiennement, une poule peut boire jusqu’à 10% de son poids, c’est-à-dire, 200mL pour une poule de 2Kg. Cette eau doit toujours être propre, nous recommandons donc d’utiliser des abreuvoirs constitués d’un réservoir.

Intérieur

Il est important de prévoir un enclos intérieur de taille humaine de préférence en matériaux facilement lavables. En effet, celui-ci permettra à vos poules d’avoir une température suffisante la nuit ou la journée durant les jours plus froids, de se mettre à l’abris, d’avoir un endroit pour manger, boire et pondre. Les poulaillers en bois sont à éviter car il s ne sont pas facilement nettoyables. De plus, ils offrent un terrain propice aux parasites et semble moins résistants à l’humidité. Des aérations haute et basse doivent être présentes afin d’obtenir un bon renouvellement de l’air.

Des perchoirs devront être installés à minimum 30cm du sol avec une longueur d’environ 25cm par poule. Ceux-ci devront être éloignés de l’alimentation et des nids de ponte.

Concernant le nid, celui-ci est indispensable pour le bien-être de vos poules et leur permettra d’avoir un endroit sécurisé pour la ponte. Vous pouvez compter 1 nid pour 4 poules.

L’idéal pour l’enclos intérieur est de choisir une litière absorbante et facilement nettoyable comme de la litière de chanvre ou de la paille dépoussiérée. L’hygiène de cet endroit est important, nous conseillons un gros nettoyage au karcher, au vinaigre et à la brosse dure tous les 6 mois.

Les poules suivent un rythme jour-nuit, c’est pourquoi, il est recommandé de les enfermer dans l’enclos intérieur une fois la nuit tombée. Il existe des systèmes de portes automatiques qui se ferment une fois que le soleil est couché et s’ouvrent une fois celui-ci levé. Cet enclos devra maintenir une température de minimum 10 degrés. En cas de froid, une source de chaleur sécurisée doit être installée. Au contraire, en cas de forte chaleur l’idéal est de refroidir la pièce.

Extérieur

Le poulailler devra être protégé des éventuels prédateurs (renard, fouine, rat, chat, chien,…). Pour se faire, plusieurs méthodes existent : filet à petites mailles autour du grillage solide, sol intérieur en béton,… Sans oublier d’enfermer vos poules pour la nuit.

L’idéal est de posséder au minimum deux parcelles de terrains extérieurs et d’effectuer un système de rotation. En effet, dans la mesure du possible, il faudrait changer vos poules d’enclos extérieur chaque année de sorte à diminuer la pression infectieuse liée aux parasites mais aussi à renouveler l’herbe et à régénérer le sol. En effet, les fientes provoque un dépôt important d’ammoniac qui détériore les éléments du sol.

Nous sommes actuellement dans une période de crise de grippe aviaire. C’est pourquoi, il faut mettre des filets au-dessus du parcours extérieur de vos poules et cacher la nourriture pour ne pas qu’elle soit disponible pour les autres animaux.

Comportement

La poule en période de ponte pond 1 œuf par jour (selon la race, les poules d’ornements ont une production moindre). Toute modification dans le rythme de ponte en dehors de la période hivernale et/ou dans la constitution de l’œuf (coquille marbrée, coquille molle, 2 jaunes d’œufs) est une anomalie qui constitue un motif de consultation.

Votre poule a besoin d’un nid de poussière et de terre de diatomée de sorte à se rouler/se frotter dedans comme un « bain de sable ».

Il faut prévoir une partie extérieure avec de l’herbe et de la terre afin qu’elle puisse gratter et fouiller.

Les signaux d’alerte

La poule étant un animal de proie, celle-ci montrera des signes de maladie tardivement. C’est la raison pour laquelle il faut être attentif à différents symptômes :

  • Baisse d’état général (apathie, isolement, plumes ébouriffées, se tient en boule,…)
  • Une perte d’appétit, de poids
  • Éternuements, sécrétions nasales
  • Régurgitation
  • Jabot gonflé
  • Diarrhée
  • Respiration bec ouvert
  • Bruits respiratoires
  • Crête pâle/bleue
  • Boiterie
  • Diminution de la production d’œuf
  • Constitution de l’œuf anormale (2 jaunes, coquille molle, coquille marbrée,…)

Il est important de peser sa poule une fois toutes les deux semaines afin d’observer ou non une perte de poids. Une perte de poids de 10% fait l’objet d’un motif de consultation.

Le poux rouge

Dermanyssus gallinae est le poux le plus courant rencontré chez nos gallinacés. Le sang des poules étant leur nourriture, si l’infestation est sévère la poule peut être anémiée.
Un test que vous pouvez facilement réaliser est de mettre du papier essuie-tout blanc dans l’enclos intérieur et vérifier le matin si il y a la présence des poux ou non sur le papier. En effet, les poux font leur repas de sang en général la nuit avant de retourner dans l’environnement le matin.

Vous pouvez également observer des grappes blanches (= œufs) au pourtour des plumes du cloaque de votre poule. La majorité de poux rouges se trouvent dans l’environnement (80%) et très peu sur vos poules (20%).Si l’infestation est trop importante, vos volailles peuvent succomber et les poux peuvent également s’attaquer à l’être humain.
Le traitement préventif est une bonne hygiène du poulailler ainsi que l’étalement de terre de diatomée.
Le traitement curatif consiste en la mise en place d’un agent antiparasitaire et biocide précédé d’un grand nettoyage et d’une désinfection du poulailler et de son matériel. Certains antiparasitaires se mettent dans l’eau de boisson et permettent malgré tout la consommation des œufs .

Plantes toxiques et métaux lourds

Une vérification fréquente des enclos est vivement conseillée. En effet, certains métaux lourds (clous, vis, boulons,…) peuvent se retrouver accidentellement dans le parcours extérieur ou intérieur. L’ingestion de ceux-ci par votre poule provoque en général une intoxication aux métaux lourds et peut mener à la mort. En dehors des métaux lourds, il est important de vérifier la présence ou non de bouts de verres, de fils en fer et autres objets tranchants.

Plusieurs plantes peuvent s’avérer être toxique également. C’est le cas des fleurs à bulbes (tulipe, jacinthe, jonquille, crocus,…), du muguet, des renoncules, de la berce du Caucase, etc. Certains arbres comme l’if et le noyer en font aussi partie. En effet, la noix peut tomber sur le sol et pourrir avec le temps ce qui développera des mycotoxines mortelles pour vos poules si elles l’ingèrent. Concernant l’If, c’est l’arbre dans son entièreté qui est toxique pour la plupart des animaux.

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